Edito de décembre 2011

 

L’inclusion sociale

La notion d’inclusion sociale a été abondamment développée dans les pays scandinaves et au Canada. Elle s’inscrit dans le mouvement de la désinstitutionalisation où plutôt dans le sens d’une société qui serait de moins en moins marquée par la présence des institutions spécialisées. Elle est nécessairement liée au principe de la non-discrimination. Elle trouve son inscription juridique et politique dans la loi du 11 février 2005.

En sociologie, la notion d’inclusion sociale a été utilisée par l’allemand Niklas Luhmann (1927-1998) pour caractériser les rapports entre les individus et les systèmes sociaux et même chercher à mesurer le degré d’intégration sociale. Dans le sens où je l’entends, je vais lui donner une approche basique et concrète. L’inclusion sociale est naturellement le contraire de l’exclusion sociale, de la désaffiliation (au sens de Castel), de la désintégration ou de la marginalisation. L’inclusion sociale signifie aussi le maintien des personnes en difficulté dans le milieu naturel et non dans les institutions spécialisées.

Il nous revient donc de réfléchir pour que cette notion se traduise dans la réalité. Ce passage recouvre un ensemble d’approches intéressantes. D’une part, nous ferons des économies d’échelle, d’autre part nous renforcerons la visée démocratique de notre société. Il importe donc d’aller voir ce qui se passe ailleurs pour se rendre compte que l’inclusion sociale nous amènera à concevoir des structures à taille humaine, ouvertes et riches d’expériences. Je pense ici à des petites unités fonctionnant dans des appartements ou des pavillons reliés à des services d’intérêt commun. Il faut arrêter de penser le médico-social comme un ensemble d’établissements gigantesques et coûteux. La prétendue crise économique doit nous imposer une  nouvelle manière de concevoir…et de gérer.

 

A bientôt !

Macaire PASSY