Edito de janvier 2012

L’évaluation

La loi du 2 janvier 2002-2 n’a pas inventé l’évaluation. Elle a renforcé, formalisé un dispositif qui existait déjà dans le secteur médico-social. Il suffit de se référer aux réunions de synthèse ou plus largement institutionnelles, analyses des pratiques, entretiens annuels, analyses institutionnelles ou socio-analyse, psychothérapie institutionnelle, bilan financier, audit, …pour bien percevoir que le souci de revenir sur nos pratiques, de reconsidérer nos missions respectives n’est pas nouveau. Toutefois, ce qui est absolument novateur c’est la méthodologie proposée par l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM). Une approche formalisée appelée à mettre en valeur nos savoirs et l’impact de ceux-ci sur les publics en difficulté. Il s’agit en réalité de vérifier la pertinence des projets institutionnels, d’équipe et individualisés. En d’autres termes, avec cette approche, nous mettons en évidence les points faibles et forts et les améliorations possibles à entrevoir. Désormais, nous devenons des acteurs dont l’activité est soumise à appréciation dans l’intérêt des publics accueillis.

Comme nous pouvons le voir, il n’y a pas lieu de craindre les résultats des évaluations en considérant que notre activité se fait avec la conscience que la Société attend de nous. Il faut aussi reconnaître que ces procédures participent aussi d’une certaine façon à la prévention et la lutte contre la maltraitance. Nous devons reconnaître que nous avons des comptes à rendre à l’autorité publique sur la base de la mission qui nous a été confiée. A partir du moment où nous sommes convaincus de la qualité de notre travail, il n’y a donc pas lieu de redouter les évaluations interne et externe, et dans le prolongement les effets induits. Je suis d’avis de penser que tous les organismes et individus bénéficiant des fonds publics doivent être soumis à l’obligation de l’évaluation pour que la collectivité se rende compte de l’utilisation de ce qui lui appartient. C’est à ce titre que je soutiens pleinement le principe de l’évaluation.

A bientôt !

Macaire PASSY